Parenthèse 2024 – Photo journalisme
Sur une proposition de Jérôme Delay Associated Press
en partenariat avec le Prix BAYEUX CALVADOS NORMANDIE des correspondants de guerre et de la fondation WARM

Né dans l’ex Union soviétique, Edward Kaprov émigre en Israël au début des années 1990. Pendant plus de 20 ans, il pratique la photographie documentaire en free-lance, collaborant avec National Geographic, Géo et El Pais. De ses reportages sur l’armée israélienne aux manifestations palestiniennes, en passant par les orphelinats de Tchétchénie, Edward Kaprov illustre l’humanité et l’absurdité du monde.
Edward Kaprov se réfère aux « sociétés primitives dans lesquelles on combattait pour se procurer de la nourriture et des terres fertiles. Puis les appétits n’ont cessé de croître et l’on a trouvé toutes sortes de prétextes politiques pour justifier la violence. Quand les premiers témoignages photographiques de la guerre ont commencé à circuler, les gens n’ont pu feindre d’ignorer les atrocités commises. Mais les guerres n’ont pas cessé pour autant. Ceux qui ont commis les horreurs hier condamnent aujourd’hui les autres pour justifier les violences de demain ».
Son pays a disparu des cartes du monde il y a plus de 30 ans. Il est né le 19 juin 1975 à Tcheliabinsk, ville de l’Oural en ex union-soviétique créée en 1736, située à 150 km de Moscou. Elle est connue pour le passage du Transsibérien et son activité industrielle. Edward Kaprov considère que « sa patrie s’est brisée comme un immense miroir, en mille morceaux de différentes tailles. Toutes les valeurs et tous les symboles se sont effondrés avec elle ».
Pour lui, le conflit russo-ukrainien est devenue une guerre personnelle. Il a donc décider de photographier ce qu’il appelait la « dernière guerre » en utilisant la technique ancienne du collodion humide, sur des plaques de verre qui donnent au développement un rendu esthétique dans les différentes nuances de gris qui soulignent la dureté du conflit. Il raconte qu’en Allemagne, il a acheté une Ford Transit et l’a transformée en chambre noire itinérante. Il a pris la route tout seul, a traversé plusieurs frontières jusqu’à la ligne de front en Ukraine.
Sans vouloir immortaliser un moment décisif, il a cherché à saisir, sur une plaque de verre, le visage de la tragédie intemporelle de la guerre…celui des soldats et des volontaires.
Cette exposition a été présentée en octobre 2023 dans ke cadre du Prix Bayeux Calvados Normandie des correspondants de guerre.
Elle a eu lieu du 6 octobre 2024 au 4 janvier 2025 au CAC de Saint-Restitut.

